Comment vieillir gracieusement

Pourquoi certains d'entre nous abandonnent la possibilité

Photo par Paz Arando sur Unsplash

Je suis maintenant bien dans la seconde moitié de ma vie. Le vieillissement a ses inconvénients évidents, mais il y a aussi des avantages. Il y a vingt ans, je vivais dans un état d'anxiété continue de faible intensité. Je m'inquiétais pour tout. J'ai encore mes moments, mais je m'inquiète moins. L'incertitude m'a rendu fou. Ne pas connaître le futur et concocter les scénarios les plus défavorables était une combinaison mentale toxique.

L'expérience des rares pires scénarios m'a soulagée de l'angoisse, car elle a mis fin à l'incertitude. De nos jours, je suis plus à l'aise avec l'inconnu.

Deux autres changements accompagnent le processus de maturité. L'un est positif. L'un est négatif.

Vous vous souciez moins de ce que les autres pensent

C’est un thème récurrent chez les hommes et les femmes dans la quarantaine. Pour certains, cela commence dans la trentaine. Pour d'autres, comme moi, cela commence dans la quarantaine. Dans la vingtaine, je perdrais une nuit de sommeil si quelqu'un faisait un commentaire dénigrant, voire légèrement critique, à mon propos.

Aujourd'hui, je le brosse ou l'ignore. Cela ne veut pas dire que je ne m'en soucie pas du tout. C’est plus une perspective changeante. Satisfaire tout le monde est un travail à plein temps voué à l’échec. Ne pas trop s'en soucier fait des merveilles pour votre état mental.

C’est le côté positif du vieillissement. Mais il y a un côté négatif. Je le vois comme une maturité dévolue.

Vous devenez plus certain dans vos croyances et votre vision du monde

C’est quelque chose que j’ai évité jusqu’à présent. Beaucoup de gens de mon âge et plus âgés deviennent plus enracinés dans leurs habitudes. Leur esprit est proche de nouvelles opportunités et possibilités. Si nous, êtres humains, étions des créatures logiques, l'inverse devrait être correct.

Je suis moins sûr du monde d’aujourd’hui que de mes vingt ans. J’ai trop souvent changé d’opinion et de conviction pour accepter le fait que mes convictions actuelles sont le dernier mot en la matière. Je suis convaincu de mes convictions en matière d'économie, de justice, de changement de climat, de religion, d'avortement, d'immigration, de travail, de relations et de nombreuses autres visions du monde. Aucun d'entre eux n'est resté statique au fil des ans. Des expériences personnelles m'ont obligé à réexaminer certaines de mes positions.

J'ai déjà changé d'avis auparavant. Je dois accepter la possibilité de changer d'avis à nouveau.

Beaucoup de gens perdent la capacité de remodeler leurs croyances en vieillissant. C’est comme si leur cerveau devenait de l’argile durcie et qu’ils ne pourraient plus prendre la forme qu’ils désiraient.

Ils ne gardent plus un esprit ouvert, ne modifient pas leurs croyances pour accueillir de nouvelles informations ou même admettent qu’ils se trompent.

Ils deviennent moins ouverts à la possibilité. Ce qui est possible est limité à leur stock actuel d’informations. Leurs cerveaux détournent ou bâtonnent de nouvelles informations comme un pare-balles comme une coquille pour le protéger des changements Combinez cela avec le trait de se soucier moins de ce que les autres pensent, ce qui donne une maturité amère plutôt que gracieuse.

Possibilité de pratique

À un moment donné, nous perdons la capacité d'admettre que nous pouvons avoir tort. Nous commençons à interpréter de nouveaux stimuli pour satisfaire nos convictions au lieu de les défier. Nous devons conserver, même exploiter le miracle de la possibilité, mais cela nécessite de la pratique. Voici un exercice que je trouve utile.

Tout d’abord, si vous n’avez pas de journal quotidien ou matin, commencez à le faire maintenant. Vous pouvez en savoir plus sur ce processus ici. Ensuite, consacrez une ou deux lignes de votre journal à répondre à ces questions.

Quelle nouvelle information ai-je appris aujourd'hui qui contredisait ou contestait une croyance actuelle?

Si rien ne vous vient à l'esprit, répondez à cette question.

Choisissez une croyance fermement ancrée et votre argument le plus convaincant pour l'appuyer. Maintenant, écrivez quelques lignes pour le réfuter.

Ne devenez pas fou avec ça, surtout si vous le faites au coucher. Ces questions ne sont qu'un exercice pour vous rappeler chaque nuit que la certitude est plus une illusion qu'une réalité.